-A +A

imprimer la page

lexicon

A

  • Adénocarcinome

    L'adénocarcinome est une tumeur maligne, donc une tumeur cancéreuse, développée à partir de cellules glandulaires ou plus exactement des cellules de recouvrement des glandes. Les cancers du sein et du pancréas sont souvent des adénocarcinomes c'est-à-dire qu'ils se développent au dépend de glandes. Dans le cas du cancer du sein, ce sont les glandes mammaires qui sont touchées.

  • Adénopathie

    L'adénopathie est une pathologie du ganglion lymphatique, qui peut être anormalement gros suite à une infection, une inflammation ou une tumeur. Rappelons que les ganglions lymphatiques, avec la rate, constituent le moyen de défense le plus important de l'organisme. L'adénopathie est parfois accompagnée d'une augmentation (hypertrophie) d'autres tissus lymphoïdes, des amygdales ou de la rate.

  • ADN (acide désoxyribonucléique)

    L’acide désoxyribonucléique ou ADN est l’un des supports de l’information génétique héréditaire.
    Cette molécule est présente dans toutes les cellules vivantes de notre organisme.

  • Affections de Longue Durée (ALD)

    La trentaine d'affections de longue durée reconnue par l'assurance maladie donnent droit à une prise en charge à 100 %, par la Sécurité sociale, de tous les soins, traitements et frais d'hospitalisation en rapport direct avec cette pathologie majeure. Les malades reçoivent des étiquettes spéciales et les médecins rédigent leurs ordonnances sur des feuillets "bi-zones" permettant de distinguer ce qui revient à l'ALD et ce qui dépend d'une autre affection.

  • Agents cytotoxiques

    Médicaments détruisant les cellules ou prévenant leur multiplication. Plus spécifiquement, famille de molécules développées pour leur utilisation dans le traitement des cancers. Le cytotoxique idéal devrait pouvoir détruire les cellules cancéreuses à croissance rapide, tout en épargnant les cellules saines de l'organisme. Les cytotoxiques peuvent entraîner, comme effet secondaire, l'endommagement des organes ou tissus sains qui connaissent une division cellulaire importante comme la moelle osseuse ou les follicules pileux.

  • Albumine

    L'albumine est une protéine du sang présente en quantité très importante et soluble dans l'eau. Elle représente 50 à 65 % des protéines du plasma sanguin, qui est la partie liquide du sang (sang = plasma + globules blancs + globules rouges + plaquettes). L'albuminémie, ou taux d'albumine dans le sang est d'environ 40 g/L dans les situations normales. L'albumine est fabriquée par le foie.

  • Allèle

    Version d'un gène. Un même gène n'est pas toujours dans la même « version » d'un individu à l'autre d'où la variabilité entre individus.

  • Alopécie

    L'alopécie est un des effets secondaires indésirables de la chimiothérapie.

    L’alopécie est la chute transitoire des cheveux. C’est cet aspect transitoire qui distingue l'alopécie de la calvitie. La chute de cheveux est traumatisante aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Pour atténuer ce phénomène, certains traitements (comme le Taxotère) justifient d’utiliser des casques réfrigérants pendant la perfusion afin de limiter la chute des cheveux.

  • Amblyopie

    Diminution de l'acuité visuelle de l'oeil.

  • Ambulatoire

    Les traitements ambulatoires sont des traitements efféctués en hospitalisation de jour, c'est-à-dire que le patient rentre chez lui le jour même. Les traitements ambulatoires laissent aux malades la possibilité de mener une vie active presque normale. Ils s'opposent aux traitements nécessitant une hospitalisation. Désormais beaucoup d'actes chirurgicaux (même majeurs) peuvent être effectués en médecine ambulatoire, donc sans avoir à passer une seule nuit à l'hôpital.

  • Amiante

    L'amiante est un matériau fibreux très utilisé par les industriels à partir de la la fin du XIXe siècle en raison de sa résistance à la chaleur, aux agressions électriques et chimiques, son pouvoir absorbant et sa résistance à la tension. Le problème est que ces fibres sont toxiques et responsables de nombreuses pathologies. L'inhalation de fibres d'amiante est notamment à l'origine de cancers bronchos-pulmonaires, ainsi que de cancers de la plèvre (mésothéliome).

  • Anatomopathologie

    Discipline médicale qui étudie les modifications de structure et de forme des tissus et des organes provoquées par une maladie. Il s'agit donc d'une étude microscopique des lésions des organes, effectuée sur biopsie. La classification anatomopathologique des cancers permet de les regrouper en fonction du tissu dont ils sont issus, du degré de maturité des cellules et du degré d'extension de la tumeur.

  • Anémie

    Diminution du nombre de globules rouges et de l'hémoglobine.

  • Anesthésie

    Acte qui consiste à endormir et rendre insensible le patient (anesthésie générale) ou une partie du corps (anesthésie locale ou loco-régionale).

  • Anti-angiogenèse

    Mécanisme qui empêche la formation de nouveaux vaisseaux sanguins (angiogenèse), qui sont nécessaires à la tumeur dès lors que son volume excède 1mm3. Privées de leur approvisionnement nutritif, les cellules tumorales sont asphyxiées et, sans apport sanguin, elles meurent. Les traitements basés sur les anti-angiogenèse seraient à priori efficace sur des petites tumeurs, à un stade précoce.

    Pour en savoir plus : Le dossier sur les métastases hépatiques

  • Anticorps

    Molécule fabriquée par certains lymphocytes B au contact de substances étrangères ou "anomalies" à l'organisme (les antigènes) et destinée à contribuer au rejet de cette substance. L'anticorps se fixe de manière spécifique sur l'antigène. Il peut être synthétisé en laboratoire de façon à ne reconnaître qu'un seul déterminant de l'antigène, qui en possède généralement plusieurs. L'anticorps est alors monoclonal. Cette caractéristique est utilisée pour mettre en œuvre des traitements spécifiques.

  • Antiémétique/Antivomitif

    Traitement médicamenteux permettant de soulager ou de prévenir les nausées et vomissements.

  • Antigène

    Molécule naturelle ou de synthèse présente sur la surface ou à l'intérieur des cellules. Elle déclenche, si elle est étrangère à l'organisme, une réaction de défense de l'organisme avec notamment la fabrication d'anticorps.

  • Aplasie médullaire

    Description


    L'aplasie médullaire est l'appauvrissement de la moelle osseuse. Elle se manifeste par une réduction importante des cellules souches hématopoïétiques, qui sont les cellules à l'origine des globules rouges, des globules blancs et des plaquettes. Il s'agit plus souvent d'une diminution (hypoplasie) de la production de globules que d'une suppression totale.

  • ARN (acide ribonucléique)

    Cette copie de gène a pour " mission " de sortir du noyau de la cellule pour aller dans le cytoplasme où elle sera " lue " et décodée. Il existe plusieurs types d'ARN et notamment l'ARN messager, véritable plan de fabrication d’une protéine, et l’ARN de transfert qui transporte les acides aminés, les constituants des protéines.

  • Asepsie

    Absence d'agent infectieux dans un milieu grâce à une desinfection soigneuse.

  • Assurance

    Devant un sujet à risque, une compagnie d'assurance peut exiger une majoration des primes, formuler des réserves ou plus radicalement, s'opposer à couvrir l'intéressé. Les personnes qui ont été victimes d'un cancer que les spécialistes considèrent cependant comme " guéri ", peuvent, si elles se voient refuser un contrat ou contraintes à en signer un dont les clauses paraissent exorbitantes, faire appel d'une telle décision avec l'appui de leur médecin ou même d’associations de consommateurs ou de malades.

  • Asthénie

    L'asthénie est un état de faiblesse, de fatigue générale, de perte de force. Les fonctions physiques, sexuelles et psychiques sont amoindries, sans raison apparente. L'asthénie est fréquente chez les personnes souffrant d'un cancer, en raison du développement de la tumeur ou des traitements.

    L'amplitude et la durée de l'asthénie n'indiquent en rien la gravité de la maladie ; elles dépendent de l'individu en lui-même. L'asthénie disparaît spontanément avec l'évolution favorable du cancer, même si elle peut perdurer un moment après la guérison.

B

  • Bénévoles

    Les tâches que remplissent les bénévoles auprès des malades souffrant de cancer sont multiples : assistance scolaire pour les enfants, organisation et gestion d'une bibliothèque et d'un service de prêt de livres aux personnes hospitalisées, aide aux personnes isolées lors de leur retour à domicile, réconfort et présence pour les malades, notamment en fin de vie, divertissement, etc.

  • Bénin

    Qui n'est pas cancéreux et ne risque pas de provoquer des métastases à distance.

  • Bilharziose

    La bilharziose est une infection parasitaire très répandue en Egypte et susceptible de favoriser le développement d’un cancer de la vessie. La bilharziose est due au parasite Schistosoma haematobium dont la trace est retrouvée dans d'anciennes momies. Ce petit ver est transmis à l'homme par un petit coquillage qui constitue un hôte intermédiaire. La transmission se fait par l'eau et touche les agriculteurs et les baigneurs. La bilharziose découle de l'infection par ce parasite. Elle atteint l'appareil urinaire.

  • Bio-informatique

    Discipline mettant l'informatique au service de la biologie, la bioinformatique est née de l'automatisation des techniques en biologie. Avec le progrès des techniques d'analyse, la masse des données sur le génome et les protéines augmente de façon exponentielle. Pour pouvoir exploiter utilement ces données, elles doivent être analysées, comparées et archivées. C'est l'objet de la bioinformatique.

  • Biofilm

    Un biofilm est un tapis formé par une communauté de bactéries. Ce tapis bactérien se forme sur les surfaces auxquelles s'accrochent les bactéries et qui leur permet de résister aux antibiotiques. Les différents produits et antibiotiques pénétrent difficilement dans ce tapis bactérien car les bactéries et produits bactériens forment un maillage étroit, difficile à rompre. Il est donc préférable d'agir avant la formation d'un biofilm plutôt que d'adopter une stratégie tardive de nettoyage consistant à supprimer un biofilm déjà formé.

    Mélanie Jacquot, rédactrice

  • Biologie du développement

    La biologie du développement analyse les étapes de différenciation (morphogenèse et organogenèse) qui donnent naissance à un individu à partir de la cellule-œuf. L'embryologie est une sous-partie de cette discipline et ne s'intéresse qu'au développement de l'embryon, c'est-à-dire jusqu'au troisième mois de développement pour l'espèce humaine. Les ressemblances entre une tumeur cancéreuse et un embryon sont si troublantes, que la biologie du développement peut participer à la lutte contre le cancer.

  • Biomarqueur

    Le terme biomarqueur désigne tout paramètres biologiques (protéine, ADN) utilisé comme indicateur d’un processus pathologique ou de réponse à un traitement, que l’on peut doser dans les liquides ou tissus humains (y compris le tissu pathologique). Certains biomarqueurs sont détectables dans la circulation sanguine.
    Ces tests aident les médecins à orienter leurs choix thérapeutiques, à suivre l’efficacité des traitements et ouvrent la voie aux traitements individualisés.

  • Biopsie

    Prélèvement d'un fragment de tissus ou d'organe pour effectuer une analyse anatomopathologique. La biopsie sera fixée et colorée pour être observée au microscope de façon à permettre un diagnostic précis.

    Pour en savoir plus:

  • Biothérapie

    La biothérapie est une méthode thérapeutique qui utilise des produits naturellement présents dans l'organisme mais en les renforçant, en les modifiant ou en les détournant de leur rôle habituel. Contrairement aux médicaments classiquement employés, la biothérapie ne cherche pas à tuer les cellules cancéreuses mais plutôt à rétablir le fonctionnement cellulaire normal (notamment lors de la division et de la réparation ou non des cellules).

  • Bronchoscopie

    Examen de la cavité des bronches, à l'aide de fibres optiques (fibroscopie bronchique). La bronchoscopie permet la biopsie de la muqueuse bronchique, l'extraction de corps étrangers des voies aériennes, le drainage et le traitement de certaines suppurations bronchiques ou pulmonaires.

C

  • Cancer

    Le cancer est une prolifération anarchique de cellules. On ne peut pas parler du cancer mais des cancers car ce terme regroupe toutes les affections liées à la prolifération anarchique des cellules. Le cancer peut donc revêtir de multiples formes et toucher tous les tissus et organes du corps. L'apparition d'un cancer est souvent favorisée par l'exposition à un agent cancérigène dans l'environnement quotidien de l'individu, qu'il en ait conscience ou non, qu'il l'ait décidé (cas du tabac) ou non.

  • cancer colorectal

    Le cancer colorectal est un cancer fréquent : plus de 37 000 nouveaux cas sont découverts chaque année. Le cancer colorectal est la deuxième cause de décès par cancer en France. Les cancers du rectum (partie terminale du côlon) représente 40 % des cas de l'ensemble des cancers du gros intestin (cancers colorectaux).

  • Cancer de l'ovaire

    L'ovaire est la glande génitale de la femme, qui produit les gamètes, ou cellules de la reproduction (ovules), et les hormones féminines. Au nombre de deux, les ovaires constituent, avec l'utérus et les trompes de Fallope, l'appareil génital féminin interne.

  • Cancer de la prostate

    La prostate est une glande de l'appareil génital masculin, qui joue un rôle dans la production du sperme. Un cancer de la prostate correspond au développement de cellules cancéreuses dans la prostate. Le plus souvent, ces cellules cancéreuses  apparaissent majoritairement dans la zone périphérique de la prostate, plus rarement dans la zone centrale. Lorsque le cancer n'est pas traité à son début, certaines cellules cancéreuses peuvent se détacher et migrer à travers les vaisseaux sanguins ou lymphatiques pour s'implanter dans les ganglions lymphatiques voisins.

  • Cancer de la thyroïde

    Glande hormonale située à la base du cou, dans la partie avant, devant la trachée. Le cancer de la thyroïde est diagnostiqué chez près de 4000 personnes en France chaque année mais ne représente qu'1 % des nouveaux cas de cancers. Les femmes sont plus fréquemment touchées que les hommes. 10 % des cancers de la thyroïde touchent des enfants de plus de 7 ans.

  • Cancer du col de l'utérus

    Le cancer du col de l'utérus est tout à fait différent de celui du corps de l'utérus. Il représente encore 8 % des cancers chez les femmes et peut survenir à tout âge. Le cancer du col de l'utérus touche la muqueuse ou l'épithélium de l'entrée de l'utérus. Il existe 2 formes de cancers du col de l'utérus :

        * le carcinome malpighien : cancer assez semblable aux cancers de la peau. Il s'agit de la forme la plus fréquente de cancer du col de l'utérus.

  • Cancer du foie

    Le foie est un organe vital qui est souvent atteint chez les malades atteints d'un cancer. Il s'agit le plus souvent de tumeurs secondaires (métastases hépatiques) mais ce sont parfois des tumeurs primitives. Le cancer primitif du foie se manifeste par une altération de l'état général, un amaigrissement, des douleurs dans la région hépatique (en haut à droite de l'abdomen). Les cancers du foie qui sont des foyers primitifs se développent à partir de cellules du foie.

  • Cancer du poumon

    Qu'est-ce que le cancer du poumon ?


    Le poumon est un organe souvent atteint au cours d'un cancer. Il peut s'agir de tumeurs primitives ou secondaires. Les cancers primitifs du poumon sont en réalité des cancers des bronches. En ce qui concerne les tumeurs secondaires, il s'agit de métastases pulmonaires développées à partir de tumeurs primitives situées dans d'autres organes.

  • Cancer du sein

    Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme dans les pays occidentaux. Il représente 20 à 25 % des tumeurs cancéreuses en France et touche des femmes de tout âge. De façon extrêmement rare (moins d’1% des cas), le cancer du sein peut apparaître chez l’homme. L'Institut national de veille sanitaire estimait à 49 814 le nombre de nouveaux cas en 2005. Ce chiffre a été multiplié par 2,5 depuis 1980.

  • Cancer professionnel

    Cause et localisation des cancers professionnels


    Les activités professionnelles exposent à de nombreux agents cancérogènes (radiations, amiante, arsenic, poussières de bois, métaux lourds, produits chimiques…). Ainsi, 4 à 8 % des cancers auraient pour origine directe l'exposition à un facteur de risque lié au travail, ce qui représente 7000 à 14000 nouveaux par an en France. L'amiante est à l'origine du plus grand nombre de cancers professionnels.

  • Cancérogenèse

    Etape de la transformation d'une cellule normale en une cellule cancéreuse

  • Cancérologie

    La cancérologie, également appelée oncologie ou carcinologie, est la discipline biologique, clinique et médicale d'étude et de lutte contre les cancers. La cancérologie fait appel à de nombreuses disciplines comme l'épidémiologie, la biologie, la phisique, la chimie, etc. La cancérologie couvre de nombreuses applications médicales et va de la prévention à la réadaptation en passant par le diagnostic, le pronostic et le traitement.

    L'Institut Curie est un établissement de santé associant un Centre de recherche et un Hôpital exclusivement consacrés à la cancérologie.

  • Carcinom in situ

    Le carcinome in situ est un carcinome très localisé, qui respecte les tissus voisins. Il s'agit d'un petit amas de cellules en apparence malignes mais qui ne franchissent pas la membrane basale, qui les sépare des autres tissus. Rappellons que la membrane basale est l'interface entre des tissus de nature différente. Sa perméabilité régule les échanges de molécules entre les deux tissus.

  • Carcinome

    Les carcinomes sont des tumeurs solides dont le point de départ se situe au niveau d'un épithélium, un tissu qui recouvre le corps soit à l'extérieur (la peau), soit à l'intérieur (la muqueuse de la bouche ou du tube digestif). Les carcinomes représentent environ 90 % de tous les cancers, les autres étant des sarcomes ou des tumeurs embryonnaires.

    Il existe deux types de carcinomes :

  • Cathéter

    Tube souple et très fin en matière plastique qui, introduit dans la veine, permet d'injecter des médicaments, des éléments nutritifs ou des produits sanguins. Il permet, à l'inverse, de prélever du sang pour des examens. On peut le laisser en place. Il améliore le confort du malade puisqu'il n'est plus nécessaire de le piquer à chaque injection. Il diminue le risque d'abîmer les veines et facilite les perfusions de chimiothérapie.

    Pour en savoir plus : Le guide SOR Savoir Patient - Les cathéters

  • Cellule

    Unité fondamentale du vivant, la cellule a un cycle de vie de mieux en mieux connu : elle naît, se divise en deux cellules-filles et meurt. Durant toute leur vie, les cellules ont une fonction principale qui permet de les classer (cellules nerveuses, neurones, cellules musculaires, cellules germinales, ovules, spermatozoïdes, cellules épithéliales, cellules hématopoïétiques…), chacune d'entre elles échange des informations avec ses voisines, peut se transformer ou migrer. C'est une entité toujours en mouvement.

  • Cellule souche

    Les cellules souches sont des cellules indifférenciées, capables de s'auto renouveler, de se différencier en d'autres types cellulaires et de proliférer en culture. Les cellules souches sont issues soit de l'embryon, soit du foetus, soit de tissus adultes.

    De manière générale, les cellules souches sont présentes chez tous les êtres vivants pluricellulaires.

  • Centrage d'une lésion

    Une radiothérapie n'est efficace que si la zone à traiter a été repérée avec exactitude. Il est essentiel de placer le malade dans une position précise de façon à pouvoir reproduire les mêmes conditions d'une séance à l'autre. La séance de centrage, préliminaire à toute radiothérapie, est fastidieuse mais nécessaire. Elle permet de focaliser le faisseau radioactif à l'endroit exact que le médecin veut irradier. Plus le centrage est précis, moins il y a de lésions sur les tissus sains avoisinants.

    Mélanie Jacquot, rédactrice

  • Cheveux (perte des)

    La chute massive, brutale, mais transitoire des cheveux est une des conséquences de la toxicité de certains médicaments anticancéreux sur les cellules du cuir chevelu. Elle peut être limitée par le port de casques réfrigérants pendant les séances de chimiothérapie.

    Pour en savoir plus : Le département de médecine

  • Chimiothérapie

    La chimiothérapie est l'utilisation de substances médicamenteuses pour traiter une maladie par voie sanguine. Les molécules utilisées bloquent la division et la reproduction des cellules et entraine leur mort. La chimiothérapie est l'un des trois piliers des traitements anti-cancéreux, avec la chirurgie et la radiothérapie. Fruits de la recherche et des technologies de pointe, les molécules de chimiothérapie les plus récentes ont considérablement amélioré le pronostic des cancers. Ces molécules sont extraites de plantes ou issues de synthèse de laboratoire.

  • Chimiothérapie adjuvante

    Parce qu'elle aide et qu'elle renforce le traitement principal, la chimiothérapie est de plus en plus souvent associée à un acte chirurgical ou radiothérapique curatif initial : on parle alors de chimiothérapie adjuvante. Pratiquée par exemple comme traitement des cancers du sein avec envahissement des ganglions axillaires, elle permet d'éviter, dans la plupart des cas, les métastases dues à la dissémination et à la prolifération des cellules cancéreuses.

  • Chirurgie

    Premier traitement efficace dans la lutte contre le cancer, la chirurgie s'intègre maintenant dans des stratégies pluridisciplinaires. Chirurgiens, chimiothérapeutes et radiothérapeutes décident ensemble de la chronologie de leurs différentes interventions. On distingue ainsi la chirurgie diagnostique qui aide au diagnostic et propose un bilan de l'extension du mal, la chirurgie curative qui ôte la tumeur et les aires ganglionnaires satellites, et la chirurgie reconstructrice et réparatrice de l'organe atteint par la tumeur.

  • Chromatine

    Organisation spatiale du matériel génétique, l'ADN, dans la cellule. Cette organisation, non seulement permet de compacter l'ADN, mais aussi joue un rôle critique dans la régulation des interactions avec l'ADN au cours de son métabolisme. Ce « conditionnement » du génome fournit un répertoire élargi d'informations qui s'ajoutent à celles apportées par le code génétique. Il définit un « épigénome » spécifique pour chaque type de cellules.

    Pour en savoir plus :

        * L'équipe de recherche Dynamique de la chromatine

  • Chromatite

    Maecenas aliquet scelerisque dignissim. Donec vel turpis id massa elementum fermentum. Morbi vel ligula id nisl sodales malesuada. Pellentesque ornare, elit at faucibus porttitor, enim sem tempus enim, et rutrum sapien enim quis libero.

    Donec in feugiat nulla. Aenean condimentum, orci in ultrices sodales; lorem eros molestie nisi, tristique auctor justo ipsum eu erat. Aenean sagittis volutpat ante, vitae tincidunt nunc aliquet nec. Vivamus et libero libero? Vivamus nec nisi quam! Integer augue arcu, sollicitudin ut euismod vitae, bibendum vel erat.

  • Chronothérapie

    La chronothérapie vise à prendre en compte les rythmes biologiques internes de l’organisme afin de déterminer le moment idéal pour l’administration d’un médicament lors d'une chimiothérapie. L'objectif de la chronothérapie est d'accroître l'efficacité du traitement ou d'en réduire la toxicité sur les cellules saines en l'administrant au meilleur moment.

  • Cobalthérapie

    Radiothérapie transcutanée utilisée dans le traitement des tumeurs relativement le plus souvent superficielles comme celles de la sphère ORL. Le maximum de la dose radioactive est délivrée à quelques millimètres sous la peau mais la pénétration en profondeur décroît rapidement, préservant les organes ou les tissus avoisinants.

    Pour en savoir plus : Le département de radiothérapie

  • Coeliochirurgie

    Chirurgie endoscopique de la cavité abdominale

    Pour en savoir plus : Le département de chirurgie

  • Coelioscopie

    Méthode permettant l'exploration des organes de la cavité abdominale (organes génitaux de la femme, voies biliaires…) après y avoir introduit un endoscope.

  • Coloscopie

    Examen du côlon réalisé à l'aide d'un endoscope, ou tube souple, introduit par l'anus.

    Pour en savoir plus :

        * Le diagnostic
        * Ce qu'il faut savoir sur la coloscopie - JIC n°63 août 2005

  • Colposcopie

    La colposcopie est l'examen du col de l'utérus et du vagin grâce à un spéculum et à une loupe ou colposcope. L'examen peut être réalisé après coloration des zones concernées par une solution iodée. L'image obtenue, permet de dépister des lésions précancéreuses et des cancers naissants du col de l'utérus.

  • Conformateur

    Coquille transparente et perforée qui prépare la place de la prothèse.

  • Conjonctive

    La conjonctive est une membrane muqueuse translucide qui recouvre la face postérieure de la paupière et qui se replie pour recouvrir la partie antérieure du globe oculaire.

    Une conjonctivite est une inflammation de la conjonctive qui peut parfois apparaître au cours d'un traitement de radiothérapie externe.

  • Consentement

    Pour évaluer l'efficacité de nouveaux médicaments ou de thérapeutiques de pointe, il faut procéder à des essais cliniques sur l'homme. La recherche biomédicale s'est entourée de règles qui renforcent la protection des personnes acceptant de participer à de tels essais. La loi Huriet-Sérusclat impose, depuis 1988, que le praticien recueille le consentement éclairé (écrit et signé) de son patient.

  • Conservateur

    Par opposition aux larges ablations effectuées il y a plusieurs dizaines d'années, la tendance actuelle est de limiter la chirurgie à la simple exérèse de la tumeur. Sur le plan de la survie, les résultats obtenus par la chirurgie conservatrice sont en constants progrès et le confort des malades est identique à ceux obtenus par la chirurgie radicale.

    Pour en savoir plus : Le département de chirurgie

  • Consultation d'annonce

    Consultation longue et spécifique, menée par le médecin en charge du patient, dédiée à l'explication du diagnostic de la maladie, aux traitements qui lui sont associés et aux éventuelles rechutes.

  • Consultation infirmière

    Consultation menée par l'infirmière afin d'expliquer à nouveau le plan de traitement, de dédramatiser les soins, de créer un climat de confiance et d'aider le patient à se projeter dans l'avenir. Le patient peut également exprimer ses souhaits et ses attentes.

    Pour en savoir plus : Infirmière en cancérologie - dossier de presse (pdf)

  • Corticoïdes

    En cancérologie, les médicaments dérivés de la cortisone sont utilisés essentiellement en cas de phénomène compressif — ils limitent l'œdème — ou lorsqu'il existe une gène respiratoire, quelle qu'en soit la cause.

  • Cryothérapie

    Traitement qui consiste à geler la tumeur à plusieurs reprises en appliquant de très basses températures (–60°C à –80°C) afin de la détruire.

  • Curage axillaire

    C'est l'ablation chirurgicale des ganglions lymphatiques de l'aisselle pratiquée au cours de l'opération de certains cancers du sein. Ce temps opératoire permet d'enlever la chaîne ganglionnaire et de vérifier par un examen complet le nombre des ganglions atteints.

    Pour en savoir plus : Le service de chirurgie générale et sénologique

  • Curiethérapie

    La curiethérapie est une radiothérapie locale délivrée par des radio-éléments généralement artificiels (le radium d'autrefois n'est presque plus utilisé). Il s'agit en fait de billes ou de filaments radioactifs qui sont placés au contact direct des tissus cancéreux et émettent des rayonnements sur les tissus environnants, donc sur la tumeur. Les éléments radioactifs sont implantés dans les tissus concernés ou placés dans des cavités naturelles (vagin, utérus, etc.), en fonction de l'emplacement de la tumeur.

  • Cyclotron

    Accélérateur de particules constitué de deux électrodes creuses en forme de demi-cylindre entre lesquelles on établit un champ électrique alternatif. Les particules y décrivent des demi-cercles dont le rayon augmente à chaque passage entre les électrodes. Les protons ainsi émis cèdent leur énergie aux tissus ciblés au cours de collisions avec les électrons, ce qui détériore ou tue les cellules, en particulier les cellules cancéreuses. A la fin de leur parcours, ils subissent un ralentissement puis un arrêt brutal qui épargne les tissus situés au-delà.

  • Cytaphérèse

    Recueil de cellules souches du sang qui sont ensuite conservées afin d'être ultérieurement réinjectées au patient après une chimiothérapie forte, pour raccourcir une aplasie de longue durée.

  • Cytogénétique

    Etude des chromosomes.

  • Cytokines

    Ces protéines produites par les cellules, et synthétisées par génie génétique, jouent le rôle de messagers biologiques du système immunitaire. Elles stimulent par exemple certaines réactions de défense de l'organisme. Les cytokines les plus connues sont les interférons et les interleukines.

  • Cytologie

    Etude de la cellule considérée au point de vue de sa constitution intime, de sa forme et de son évolution.

D

  • Dépistage

    Il s'agit de rechercher par des examens systématiques l'existence chez des individus considérés comme "bien portants" d'une anomalie ou d'une maladie. On peut ensuite établir une surveillance des sujets à risque ou initier une stratégie thérapeutique qui sera d'autant plus efficace qu'elle sera mise en œuvre avant même l'apparition des premiers symptômes cliniques.On distingue le dépistage individuel demandé par un médecin en fonction de facteurs de risques personnels (tabac, alcool, prédisposition génétique, exposition professionnelle…) et le dépistage de masse.

  • Dermatite

    Inflammation de la peau, avec démangeaisons, rougeurs et autres lésions.

  • Diagnostic

    Détermination d'une maladie à partir de ses symptômes. Il correspond au temps de l'acte médical et des examens biologiques ou d'imagerie qui permettent de définir la nature de la maladie observée.

    Pour en savoir plus :

    Diagnostic : des moyens pour mieux le dire

  • Douleur

    La lutte contre la douleur (analgésie) est aujourd'hui une priorité absolue en médecine comme en chirurgie. Différents médicaments (analgésiques) peuvent être utilisés en fonction de l'intensité de cette douleur : aspirine ou paracétamol pour les douleurs modérées, anti-inflammatoires non stéroïdiens pour les douleurs moyennes, analgésiques dit "narcotiques" (morphine et ses dérivés) pour les douleurs fortes ou chroniques… D'autres techniques peuvent également être proposées : l'acupuncture, la cryothérapie, mais aussi la chirurgie des voies nerveuses de la sensibilité, etc.

  • Dyspnée

    La dyspnée est une respiration difficile et pénible ou un essoufflement, qui peut apparaître chez une personne souffrant d'un cancer. Elle peut s'accompagner de modification de la fréquence respiratoire. En fonction des cas, la dyspnée peut être permanente ou par crise, avec ou sans sifflements.

E

  • Echographie

    Repérage par les ultrasons d'une tumeur superficielle ou surtout profonde qui peut être ainsi mesurée dans ses trois dimensions. La première échographie a été réalisée en 1958 par l'anglais Ian Donald. Cet examen permet d'explorer les organes en mouvement à l'intérieur du corps.

  • Effets secondaires

    Tout traitement -médicamenteux ou non- peut provoquer des effets secondaires ou indésirables tels les nausées, les vomissements, les radiodermites, l'alopécie, etc. Ils sont généralement parfaitement connus et il est, dans la plupart des cas, possible de prévenir leur apparition ou de les atténuer quand ils surviennent.

  • Endocrine

    Se dit des sécrétions (hormones) qui passent directement dans la circulation sanguine ainsi que des organes et des tissus qui produisent des sécrétions.

  • Endoscopie

    Le terme d'endoscopie désigne tout acte qui va "regarder" à l'intérieur de l'organisme.

  • Enucléation

    Ablation chirurgicale de l'oeil.

  • Epidémiologie

    Spécialité ayant pour objet d'étudier la fréquence des maladies dans divers groupes de population, d'en suivre l'évolution et de faire des hypothèses sur les causes et la prévention de ces maladies.

  • Epigénétique

    Chacune de nos cellules possède le même capital génétique : hérité de nos des parents, l'ADN se transmet ensuite au fil des divisions cellulaires à toutes les cellules. Quelle est alors la différence entre un neurone et un globule blanc ? La différence est l'épigénétique.

  • Equateur de l'oeil

    Ligne verticale virtuelle séparant le globe oculaire en une partie antérieure et une partie postérieure (ou pôle postérieur).

  • Essai clinique

    Les essais cliniques n'interviennent qu'in fine dans les processus d'expérimentation qui comptent de très nombreuses phases. Ils permettent, grâce à une méthodologie particulièrement rigoureuse, de déterminer, chez un malade, la réelle efficacité d'un nouveau protocole thérapeutique ou d'une molécule qui a prouvé, en laboratoire d'abord, dans le cadre d'une expérimentation animale par exemple, son rôle inoffensif et actif. L'analyse du rapport bénéfices/risques (effets indésirables…) sera déterminante pour la mise en œuvre du protocole ou l'utilisation de la molécule.

  • Ethique

    Science de la morale, l'éthique s'applique tout autant à l'art d'exercer la médecine qu'à la recherche biomédicale. Les essais thérapeutiques doivent, par exemple, répondre à certaines conditions quant à la valeur scientifique de l'étude menée et au bilan prévisionnel des risques et des avantages. Dans tous les cas, les essais doivent recevoir l'avis favorable d'un ou plusieurs comités d'éthique indépendants des chercheurs et des cliniciens qui y participent.

  • Examens hématologiques

    Examens biologiques portant sur les éléments du sang ou la coagulation.

  • Extemporané

    Qui se fait à l'instant même. Au cours d'une intervention chirurgicale, l'analyse anatomopathologique immédiate, par un spécialiste présent dans le bloc opératoire, de la masse prélevée, apporte au chirurgien des précisions qui vont guider la suite de ses actes. Il peut vérifier ainsi que son geste a bien ôté toute la tumeur, et connaître le degré d'envahissement des chaînes ganglionnaires.

    Pour en savoir plus : Le département de chirurgie

F

  • Facteur de croissance

    Protéines capables de contrôler la croissance cellulaire. Il en existe des spécifiques à chaque type de cellules. En cancérologie, les facteurs de croissance médullaire sont utilisés pour réduire la toxicité excessive de certaines chimiothérapies sur les cellules sanguines fabriquées dans la moelle osseuse. Dans certains cancers, comme le mélanome et le cancer du sein, de nouveaux traitements prometteurs utilisent des facteurs de croissance comme l'interféron et l'interleukine 2, libérés par les lymphocytes.

  • Fièvre

    La fièvre est un signal d'alarme particulièrement sensible pour guetter une infection en cas d'aplasie médullaire ou lorsque le malade porte un cathéter par exemple. Elle peut être révélatrice de certains cancers.

  • Fond de l'oeil

    Examen de la rétine de l'oeil au travers de la pupille préalablement dilatée, pour observer la présence d'une tumeur nouvelle ou suivre l'évolution d'une tumeur ancienne

  • Frottis

    Technique de recueil des cellules superficielles desquamées du col utérin. Les cellules sont étalées sur une lame de verre, fixées puis envoyées à un laboratoire d'analyses cyto-pathologiques où le frottis sera analysé. L'observation d'éventuelles modifications des cellules ainsi recueillies permettent de découvrir un grand nombre de lésions précancéreuses. Cet examen de dépistage simple et peu coûteux, pratiqué au cabinet du médecin tous les 2 ou 3 ans, a fait chuter l'incidence des cancers de l'utérus.

G

  • Ganglion sentinelle

    Le ganglion dit « sentinelle » est le premier ganglion recevant le drainage lymphatique d’une tumeur. C’est donc le premier ganglion susceptible d’être touché par les cellules cancéreuses s’échappant de la tumeur par le système lymphatique. Il est important de l’analyser pour apprécier l’extension de la tumeur.

  • Gène

    Eléments d'ADN, les gènes se comptent par milliers sur chacun de nos 46 chromosomes. Capables de muter, de s'altérer, de disparaître ou d'être absents, ils peuvent être à l'origine de maladies et de cancers en particulier. Les altérations peuvent être favorisées par le tabac, les rayonnements UV... Quand un gène suppresseur de tumeur, qui d'ordinaire bloque la division, est dénaturé, il prive les cellules du frein limitant leur multiplication.

  • Génétique

    Branche de la biologie qui étudie les caractères héréditaires et les "accidents" des gènes.

    Pour en savoir plus : Le service de génétique oncologique

  • Génome

    Il est la véritable carte d'identité de la cellule. Il contient toutes les instructions nécessaires au développement , au fonctionnement, au maintien de l'intégrité et à la reproduction des cellules et de l'organisme. Ces instructions sont nommées gènes.

    Le génome est composé de molécules d'ADN associées à des protéines pour former les 23 paires de chromosomes que possède l'être humain.

  • Génomique

    Etude des gènes.

  • Génotoxicité

    Les agents génotoxiques altèrent la structure du génome en créant des mutations qui peuvent conduire la cellule à un processus de cancérisation.
    Ces agents proviennent de l'activité de la cellule ou de l'environnement (alimentation, pollution, rayons X, UV, tabac, virus…).

    Pour en savoir plus : Le génome agressé, ce qu'il faut savoir

  • Gliome

    Le gliome est une tumeur cérébrale, constituée d'une prolifération de cellules gliales, qui atteint le système nerveux central.

    Pour en savoir plus :

        * Cancer du cerveau : pourquoi les chimiothérapies ne sont pas toujours efficaces

  • Globules blancs

    Cellules du sang spécialisées dans la lutte contre les infections à microbes (polynucléaires) ou à virus (lymphocytes).

  • Globules rouges

    Cellules du sang spécialisées, grâce à l'hémoglobine qu'elles contiennent, dans le transport de l'oxygène aux organes.

  • Greffe de moelle

    La greffe de moelle osseuse a transformé le pronostic des leucémies et d'autres affections hématologiques sévères. Elle permet d'intensifier la chimiothérapie qui détruit non seulement les cellules cancéreuses mais aussi bon nombre de cellules saines et en particulier les cellules souches de la moelle osseuse. Après cette intervention, les cellules, qui donnent naissance aux globules rouges, aux globules blancs et aux plaquettes, vont être reconstituées à partir de la moelle greffée.

    Pour en savoir plus :

  • Guérison

    C'est l'objectif premier des médecins. En cancérologie, la guérison n'est considérée comme effective qu'après une période donnée sans récidive – la rémission – dont la durée varie en fonction de chaque type de tumeur.

H

  • Halsted

    Intervention chirurgicale (portant le nom du médecin qui l'a mise au point) très mutilante, courante il y a plusieurs dizaines d'années, pour traiter le cancer du sein. Aujourd'hui, grâce aux progrès de la chirurgie conservatrice associée à la radiothérapie, elle n'est plus pratiquée.

    Pour en savoir plus : Le dossier sur le cancer du sein

  • Hémocult®

    Test de dépistage des cancers du côlon s'appuyant sur la fréquence des saignements occultes (invisibles) dans les selles, souvent présents dès le début de la tumeur, avant même tout signe clinique. Pour que le test hémocult® soit fiable, le recueil des selles doit être précédé de trois jours de régime sans viande.

    pour en savoir plus : Le dossier sur le dépistage

  • Hémoglobine

    Pigment contenu par les globules rouges qui donne au sang sa couleur rouge. L'hémoglobine permet aux globules rouges de fixer l'oxygène. Sa diminution définit l'anémie.

  • Hémoptysie

    Evacuation par la bouche d'une quantité plus ou moins abondante de sang provenant des voies respiratoires, résultant d'une hémorragie soit des bronches ou des poumons, soit d'un organe voisin qui s'est fait jour dans l'appareil respiratoire.

  • Histologie

    Domaine de la biologie qui étudie la structure des tissus en relation avec leur fonction.

  • Histone

    Protéine basique dite « compactrice ». Elle est à l'origine de l'organisation dans l'espace de la molécule d'ADN. Cette organisation, dite en collier de perles, procure des informations qui s'ajoutent à celle du code génétique, c'est le code « histone ».

  • Hôpital de jour

    Structure d'accueil spécialisé pour une hospitalisation dont la durée est de moins de 8 heures. L'hôpital de jour permet de dispenser, en toute sécurité, des soins de qualité. Cette possibilité de traitement hautement qualifié s'adapte particulièrement bien à la chimiothérapie et à la "petite" chirurgie même si, dans ce domaine, les progrès de l'anesthésie permettent désormais de pratiquer des interventions "majeures". Les avantages sont multiples : meilleure qualité de vie pour les malades, diminution des coûts et des risques liés aux hospitalisations classiques.

  • Hormone

    Molécule chimique produite par une ou plusieurs glandes de l'organisme et agissant sur un site éloigné de son lieu de production via la circulation sanguine et la fixation sur des récepteurs spécifiques.

  • Hormonothérapie

    L'hormonothérapie est le traitement par les hormones de certains cancers hormonodépendants, comme les cancers du sein ou le cancer de la prostate. Ceci permet d'en contrôler l'évolution. La forme la plus simple d'hormonothérapie est la castration (arrêt de la production d'hormones) par chirurgie, irradiation ou prescription d'antihormones (qui se fixent sur les récepteurs des hormones pour les bloquer) ou d'hormones antagonistes. Ces méthodes évitent la production d'hormones ou bloquent leur action pour limiter le développement de ces tumeurs et freiner l'apparition de métastases.

  • Hospitalisation à domicile

    Alternative, en plein développement, à l'hospitalisation traditionnelle, l'HAD offre aux malades la possibilité de bénéficier d'une équipe performante d'infirmières, d'aides soignantes, de diététiciennes tout en restant à leur domicile. Le médecin traitant agit alors en étroite relation avec les spécialistes de l'hôpital.

    Pour en savoir plus : Les traitements en ambulatoire

  • Huntington (maladie de)

    La maladie de Huntington est une affection héréditaire du système nerveux central, qui se caractérise par la mort prématurée des neurones dans certaines zones spécifiques du cerveau. D'origine génétique, cette maladie rare qui touche moins d'une personne sur 5 000 en France est encore incurable. Les mécanismes d'action de la maladie d'Huntington, dont le dérèglement de l'apoptose (mort cellulaire programmée), sont comparables à ceux du développement tumoral, d'où l'intérêt scientifique qu'en tirent les biologistes travaillant sur la cellule cancéreuse.

    Mélanie Jacquot, rédactrice

  • Hypersensibilité

    Réponse immunitaire exagérée en présence d'un corps étranger.

  • Hypnose médicale

    L’hypnose est une pratique psychocorporelle qui permet l'activation d'un processus neurologique, qui peut être induit chez un patient par un soignant formé : on parle d’hypnose médicale.

    L’état d’hypnose module des zones particulières du cerveau ; un des effets sera par exemple la
    modulation des connexions avec les nerfs périphériques responsables de la perception de la douleur, ce qui diminuera la sensation douloureuse.

I

  • Immunité/Immunitaire

    Système de défense de l'organisme dont les acteurs principaux sont certaines cellules spécialisées (les globules blancs) et des molécules en circulation dans le sang (telles que les anticorps).

  • Immunodéprimé

    Personne malade dont les capacités de défense de l'organisme contre des agressions variées (microbes, virus…) sont diminuées.

  • Immunothérapie

    Biothérapie consistant à stimuler le système immunitaire. L'immunothérapie cherche à combattre les cellules cancéreuses dans l'organisme. Par exemple, certaines cytokines humaines recombinantes, produites aujourd'hui par biotechnologie, comme l'interféron et l'interleukine 2 (IL2), semblent capables d'activer la destruction spécifique de ces cellules. Ce traitement, très prometteur, reste cependant pour l'instant réservé à quelques tumeurs résistant jusque là à toute autre thérapeutique.

  • Implant

    Bille en corail naturel ou de synthèse (hydroxyapatite) ou en silicone, utilisée lors des énucléations pour remplacer le volume de l'oeil et servir de support aux sutures musculaires.

  • Incidence

    Nombre de nouveaux cas d'une maladie pendant une période de temps donnée dans une population déterminée.

  • Inflammation

    Réaction immunitaire de défense du corps face à une agression. Cette réaction se manifeste généralement par une rougeur, un gonflement, une chaleur accrue et une douleur au niveau de la zone affectée. Dans certains cas, les inflammations peuvent favoriser l'apparition de tumeurs cancéreuses.

  • IRM (imagerie par résonnance magnétique)

    Procédé moderne de diagnostic radiologique utilisant les modifications d'orientation de certains atomes sous l'effet d'un champ magnétique. L'IRM offre des images du corps d'une haute définition en particulier pour les tissus mous comme ceux du cerveau.

  • Irradiation corporelle totale

    Irradiation, préalable à la greffe de moelle, entraînant la destruction des cellules " malades ".

    Pour en savoir plus : Le département de radiothérapie

J

K

L

  • Leucémie

    Les leucémies, ou " cancers du sang " se caractérisant par le fait qu'on retrouve dans le sang des cellules malignes qui proviennent des tissus myéloïdes (la moelle osseuse) ou lymphoïdes (l'os, les ganglions, la rate, le thymus…). Les leucémies myéloïdes, aiguës (à évolution rapide) ou chroniques (à évolution plus lente) et les leucémies lymphoïdes aiguës sont les plus fréquentes chez l'enfant. En quelques années, la chimiothérapie et les greffes de moelle osseuse ont considérablement amélioré le pronostic et la prise en charge des malades leucémiques.

  • Leucocorie

    Reflet blanc de la pupille de l'oeil.

  • Leucopénie

    Baisse du nombre de globules blancs dans le sang.

  • Liposarcome

    Le liposarcome est une tumeur maligne d'origine conjonctive constituée de cellules adipeuses plus ou moins différenciées. Tant que cette tumeur du tissu adipeux fabrique des graisses, les cellules tumorales prolifèrent peu et ont un bon pronostic. En revanche, une fois cette faculté perdue, la tumeur devient très agressive.

    Lorsque l'ablation chirurgicale de la tumeur ne peut pas être totale, chimiothérapie et radiothérapie complètent le traitement du liposarcome.

  • Liquide céphalo-rachidien

    Liquide que l'on trouve dans tout le système nerveux central ; il peut être prélevé par ponction lombaire et l'on peut y rechercher des cellules malignes.

  • Lobectomie

    Excision d'un lobe d'un organe comme les poumons ou le foie.

  • Lymphocyte

    Les lymphocytes, cellules du système immunitaire, responsable de l'immunité spécifique, représentent environ le quart des globules blancs. Ce sont certains d'entre eux qui, au cours du Sida, sont détruits par le virus VIH. Ce sont eux aussi, et notamment les lymphocytes tueurs, qui détruisent les cellules cancéreuses, une fois reconnues comme anormales.

    Pour en savoir plus : Le pôle de Biologie Clinique Polyvalente

  • Lymphome

    Ce terme désigne une prolifération maligne de lymphocytes, ces cellules qui, présentes dans le sang, la moelle et les tissus lymphoïdes, jouent un rôle essentiel dans les défenses immunitaires. La maladie de Hodgkin est une des formes possibles de lymphomes, les autres étant regroupées sous le terme de "lymphomes non-hodgkiniens".

  • Lymphœdème

    Enflure d'une partie du corps, provoquée par une accumulation de liquide (œdème), d'origine lymphatique. Pathologie survenant notamment après une chirurgie de la chaîne des ganglions lymphatiques.

M

  • Macula

    La macula est une dépression de la rétine, appelée aussi “tache jaune”. Elle est située à l'endroit où aboutit l'axe optique de l'oeil et où l'acuité visuelle de l'oeil est maximale.

  • Malin

    Souvent employée en lieu et place de " cancéreux ", ce terme souligne et indique le caractère grave de la maladie — ou de la tumeur — et ne peut donc être employé qu’après des examens complets.

  • Mammographie

    Examen radiologique principal des seins, Les images obtenues étudient non seulement les anomalies palpables à l'examen clinique, mais aussi les anomalies infra-cliniques, non perceptibles, notamment les microcalcifications. Pratiquée de façon systématique chez femmes entre 45 et 70 ans dans le cadre de campagne de dépistage, la mammographie devrait permettre de découvrir des anomalies mammaires à leur tout début et d'améliorer ainsi le pronostic.

  • Marqueur

    Substance "antigénique" permettant de détecter la présence d'une tumeur. Le dosage, dans le sang, des marqueurs biologiques est utile pour apprécier la présence d'une tumeur et de ses éventuelles métastases, et l'efficacité du traitement en cours. Ils permettent aussi de déceler un début de récidive.

  • Mastectomie

    Ablation chirurgicale du sein.

  • Médulloblastome

     Le médulloblastome est une tumeur cérébrale cancéreuse. La majorité des cas apparait chez les enfants. La tumeur cérébrale bloque l'écoulement du liquide ventriculaire vers les zones de résorption, ce qui entraîne une augmentation de la pression intracrânienne. Il en résulte d'importants maux de tête ainsi que des vomissements. Les autres symptômes sont des troubles de l'équilibre, une raideur du cou et une dégradation de l'état général.

  • Mélanome

    Le mélanome est un cancer cutané développé à partir de cellules pigmentaires (mélanocytes) et pour lequel le rôle favorisant du soleil a été mis en évidence. Relativement rare (il ne représente que 1,2 % de l'ensemble des cancers), l'évolution du mélanome peut être extrêmement rapide en raison de la fréquence et de la précocité des métastases qu'il provoque. De plus, ce cancer est en constante augmentation. Plus de 4000 cas sont découverts chaque année en France mais ce chiffre croît constamment à cause de l'exposition au soleil (mode du bronzage).

  • Mélanome de la choroïde

    Le mélanome de la choroïde est un cancer rare mais il s'agit néanmoins du cancer de l'oeil le plus fréquent chez l'adulte. On dénombre 500 à 600 nouveaux cas de mélanome de la choroïde par an en France. L’Institut Curie soigne plus de la moitié d’entre eux et est un des centres de référence pour la prise en charge de cette pathologie en France.

    La choroïde est une des membranes du globe oculaire, dont la paroi est constituée de plusieurs couches.

  • Mésothéliome

    Le mésothéliome est une forme rare et virulente de cancer des tissus des surfaces de revêtement de certains organes : poumons (la plèvre), cavité abdominale (le péritoine) ou enveloppe du cœur (le péricarde).

  • Métastase

    Une métastase est une prolifération de cellules cancéreuses dans un organe ou un tissu situé à distance de la tumeur initiale. On parle aussi de tumeur secondaire. Les métastases sont dues à la migration de cellules cancéreuses de la tumeur primaire via le sang, la lymphe ou une cavité naturelle. Ces cellules colonisent de nouveaux organes en s'y fixant et se multipliant de façon anarchique.

  • Microchirurgie

    La microchirurgie est une branche de la chirurgie qui nécessite un microscope opératoire pour effectuer des interventions de précision. Elle est de plus en plus utilisée pour les reconstructions complexes. Les dernières techniques permettent de réduire considérablement les marges opératoires autour des tumeurs notamment, réduisant d’autant les séquelles que pourraient avoir à subir les patients.

    Mathilde Hubert, rédactrice.

  • Micrométastases

    Cellules isolées qui peuvent constituter les signes précurseurs des métastases, c'est-à-dire de foyers cancéreux secondaires. Les scientifiques sont désormais capables d'en détecter une parmi un million de cellulesdans le sang et la moelle osseuse. Cela devrait permettre de surveiller le risque de récidive ou l'efficacité d'un traitement.

  • Microscope

    Instrument permettant de visualisation des composants extrêmement petits.

  • Microtubules

    Structures intracellulaires tubulaires, composées principalement de molécules de tubuline et constituant le squelette cellulaire. Ces molécules s'assemblent et se désassemblent notamment au cours de la division cellulaire. Elles jouent un rôle important dans le maintien de la structure cellulaire.

  • Moelle osseuse

    Moelle jaune : riche en graisses, elle occupe le canal axial des os longs. Elle participe activement à la croissance et au renouvellement de l'os.
    Moelle rouge : logée dans le tissu spongieux des os courts et des extrémités des os longs, elle a un rôle capital. C'est en effet dans la moelle rouge que se trouvent des cellules mères, cellules souches, de toutes les cellules sanguines (globules rouges, globules blancs et plaquettes). La moelle rouge est donc le lieu de fabrication de toutes les cellules du sang.

  • Mucite

    Lésions parfois provoquées par la chimiothérapie au niveau des muqueuses digestives, entrainant le développement d'aphtes dans la bouche ou la gorge et/ou parfois de diarrhée

  • Multidisciplinarité

    Le traitement des affections cancéreuses réclame le concours de nombreux spécialistes travaillant ensemble comme les chirurgiens, les chimiothérapeutes, les radiothérapeutes mais aussi les anatomopathologistes ou les assistantes sociales... C'est d'une telle attitude collégiale que se dégage, pour chaque malade, la meilleure stratégie thérapeutique.

  • Mutagène

    Mécanismes ou substance susceptible d'induire des mutations génétiques au niveau de certaines cellules, augmentant ainsi le risque de cancer.

  • Mutation

    Altération d'un gène qui peut entraîner des perturbations dans le fonctionnement cellulaire et parfois, à plus grande échelle, dans l'ensemble de l'organisme. Quand une altération génétique est présente dans une cellule germinale, elle peut alors être transmise à la descendance.

N

  • Nausées

    Effets secondaires (ou indésirables) dus à la toxicité de produits utilisés en chimiothérapie, les nausées peuvent désormais être prévenues efficacement dans un grand nombre de cas grâce à de nouveaux antiémétiques très efficaces.

    Pour en savoir plus : Le département de médecine

  • Néoplasie

    Formation pathologique d'un tissu nouveau dont les éléments se substitueraient à ceux d'un tissu antérieur sans rien leur emprunter. Souvent utilisé pour désigner les tumeurs.

  • Néoplasme

    Tumeur nouvellement formée, qu'elle soit bénigne ou maligne. Le néoplasme n'a pas de fonction, grandit aux dépends d'un organe sain.

  • Néphroblastome

    Le néphroblastome est une tumeur cancéreuse se développant sur le rein, chez le jeune enfant. Il se développe généralement avant l'âge de 5 ans. Le néphroblastome représente 5 % des tumeurs pédiatriques malignes. Il se développe à partir de l'ébauche du rein au stade foetal.

    Le néphoblastome a une évolution rapide, avec le développement précoce et fréquent de métastases.

  • Neuroblastome

    Le neuroblastome est une maladie rare, mais il est néanmoins situé au 2e rang des tumeurs solides les plus fréquentes chez les enfants. Derrière ce terme de neuroblastome se cache une grande diversité de tumeurs. 30 % surviennent chez des enfants de moins d'1 an. Parmi celles-ci, certaines (de 20 à 50 % selon les études) peuvent se résorber sans aucun traitement. En revanche, dans d'autres cas et chez les enfants plus grands, il existe déjà une dissémination de la maladie à différents organes (métastases) au moment du diagnostic.

  • Neutropénie

    Baisse du nombre des polynucléaires neutrophiles dans le sang. L'importance et la durée de cette diminution conditionnent le risque d'infection. Elle est très souvent observée au cours des cures de chimiothérapie.

  • Nosocomiale (infection ou maladie)

    La lutte contre les infections nosocomiales (infections contractées à l'hôpital) est menée grâce aux actions de Comité de lutte contre les infections nosocomiales (Clin). Une infection nosocomiale est une infection qui se contracte au cours d'un séjour dans un établissement de santé. Elle peut être liée aux soins ou survenir lors d'une hospitalisation.

  • Numération formule sanguine (NFS)

    Relevé des globules rouges, des globules blancs (et de leurs fractions), et des plaquettes.

  • Nutrition

    Les cancers et les traitements anticancéreux peuvent entraîner des difficultés à s'alimenter (perte d'appétit, nausée, vomissements, diarrhées, etc.). Le rôle du diététicien est alors de conseiller le patient en tenant compte de son état nutritionnel, de ses goûts, de sa pathologie et de ses traitements. Il entreprend une surveillance dès le début du traitement et de façon régulière pour éviter au patient toute perte de poids qui lui serait préjudiciable.

O

  • Oculariste

    Spécialiste qui conçoit, réalise et adapte les prothèses oculaires.

  • Oncogène

    Processus complexe englobant toutes les étapes de la formation d’une tumeur auquel participent de nombreux gènes tels les oncogènes et les gènes suppresseurs de tumeur ayant perdu leur efficacité.

  • Oncogénétique

    Discipline récente qui a pour objectifs de comprendre l'origine des prédispositions génétiques aux cancers et de prendre en charge les personnes à risque. Ces prédispositions sont souvent associées à une histoire familiale de cancers. Néanmoins, les cancers sont très fréquents et il existe des histoires familiales fortuites : ainsi, histoire familiale de cancers n'est pas synonyme de prédisposition génétique. Le but de la consultation de génétique est de faire la part entre histoire familiale fortuite et possible prédisposition.

  • Oncologie

    L'oncologie est synonyme de la cancérologie. On utilise préférentiellement ce terme pour la cancérologie appliquée aux enfants (oncologie pédiatrique) ou pour la prise en compte des dimensions psychologiques, psychiatriques, comportementales, familiales et sociales en relation à un cancer (psycho-oncologie). Les spécialistes du cancer sont indifféremment nommés cancérologues ou oncologues.

    Mélanie Jacquot, rédactrice

  • Oncoplastie

    L’oncoplastie ou traitement de conservation mammaire est une technique de chirurgie plastique utilisée en cancérologie. Il s'agit d'une intervention simple et reproductible qui a pour but d'éviter ou de traiter les déformations parfois majeures que peut donner le traitement conservateur.

  • Ostéosarcome

    L'ostéosarcome est un sarcome constitué de cellules élaborant des structures osseuses. Cette tumeur primitive de l'os, caractérisée par une production anormale de cellules osseuses, apparaît généralement à l'adolescence. L'ostéosarcome est rare mais est favorisé par l'irradiation c'est pourquoi il peut se développer plus fréquemment chez des patients soignés pour un rétinoblastome ou un sarcome d'Ewing.

P

  • Palliatif

    Les soins palliatifs, ou soins d'accompagnement, ne sont pas réservés aux seuls malades cancéreux. Ils concernent toutes les personnes qui souffrent d'une affection dont l'évolution est irréversible. Il ne faut pas les confondre avec les soins terminaux qui concernent les tout derniers moments de la vie. Les soins palliatifs n'ont pas de visée curative mais ont pour objectifs de soulager la douleur, physique et psychologique, d'assurer le confort du malade et d'apaiser son angoisse.

  • Palpation

    Méthode d'exploration externe du corps avec le plat de la main et des doigts pour rechercher des anomalies.

  • Papillomavirus

    Genre de virus responsable de lésions cutanées et muqueuses, dont certains sont associés au cancer du col de l'utérus.

  • Parcours du patient

    Le parcours d'une personne suspectée d'être atteinte d'un cancer est jalonné d'étapes qui varient selon son histoire médicale, les médecins libéraux et les établissements hospitaliers qui la prennent en charge. Une consultation qui soulève une anomalie doit faire suivre des examens complémentaires, en ville ou à l'hôpital. Si le diagnostic confirme une pathologie, le patient doit alors subir un traitement, à l'hôpital, en ville ou à son domicile. A l'issu des soins, le personnel hospitalier procède à un bilan de l'état de santé du patient.

  • Pathologiste

    Ce médecin participe au diagnostic en analysant des prélèvements de cellules ou de tissus. C'est lui qui détermine la nature de la maladie, sa forme, et estime les facteurs pronostiques ou permettant d'adapter le traitement. En cancérologie, le pathologiste peut déterminer les cibles d'intérêt thérapeutique.

  • Patrimoine génétique

    Ensemble des différents allèles portés par un individu.

  • Péricarde

    Enveloppe tissulaire qui entoure le coeur et qui est parfois touchée par un cancer nommé mésothélium.

  • Péritoine

    Le péritoine est une membrane qui tapisse l'abdomen et ses viscères. Il peut être touché par un cancer appelé mésothélium.

  • Personnalisation

    Toute décision thérapeutique est le résultat d'une discussion entre plusieurs médecins spécialisés en cancérologie. Elle se fait toujours au cas par cas, les différents protocoles possibles ayant chacun leurs avantages et leurs risques.

  • Pharmacocinétique/Pharmacodynamie

    Etude du métabolisme et de l'action du médicament, portant surtout sur le temps nécessaire à son absorption, son délai d'action, sa distribution dans l'organisme et son excrétion.

  • Phosphorylation

    Mécanisme chimique qui permet l'addition d'un groupe phosphate (PO4) à une protéine. Elle permet notamment de rendre active ou non-active une enzyme ou un récepteur et contrôle ainsi tous les aspects de la vie cellulaire.

  • Photocoagulation

    Traitement qui consiste à projeter un faisceau étroit et lumineux sur les vaisseaux sanguins qui alimentent la tumeur pour entraîner leur destruction et, en conséquence, la tumeur.

  • Plaquettes

    Cellules du sang impliquées dans la coagulation du sang. Le risque d'hémorragie est lié à un taux de plaquettes trop abaissé.

  • Plasma

    Composant liquide du sang dans lequel les cellules (globules rouges, globules blancs, plaquettes) sont en suspension.

  • Plèvre

    La plèvre est un tissu de recouvrement situé entre les poumons et la paroi thoracique. Le cancer de la plèvre est une pathologie souvent secondaire à l'inhalation au long cours d'amiante : il s'agit alors d'un mésothéliome.

  • Plurifocal

    Qui siège en plusieurs zones de la rétine (lésion plurifocale).

  • Pneumonectomie/Pneumectomie

    Excision d'une partie plus ou moins étendue du poumon.

  • Polynucléaires neutrophiles

    Variété de globules blancs qui intervient dans la lutte contre les microbes (ou germes ou bactéries).

  • Polypose adénomateuse familiale

    Affection héréditaire qui, si le patient n'est pas surveillé, facilite le développement du cancer du côlon vers 40 ans.

  • Polypose juvénile

    Maladie familiale qui peut accroître le risque de cancer du côlon chez le jeune enfant.

  • Ponction lombaire

    Prélèvement de liquide céphalo-rachidien à l'aide d'une aiguille fine introduite entre deux vertèbres lombaires. Elle se pratique généralement sous anesthésie générale.

  • Port-à-cath®

    Ce réservoir implanté sous la peau, un peu en dessous de la clavicule et relié par l'intermédiaire d'un cathéter à un gros vaisseau sanguin permet d'effectuer des injections et des perfusions intraveineuses. Ses avantages sont multiples : absence d'immobilisation des bras au cours d'une chimiothérapie, respect du capital veineux. Sa présence nécessite cependant des précautions d’asepsie particulières.

  • Prédisposition (héréditaire ou génétique)

    Des altérations génétiques, contenues dans le programme génétique des cellules de certains sujets, ont été identifiées comme impliquées dans différentes prédispositions héréditaires à des cancers ou des lésions précancéreuses. Parmi ces pathologies, on compte les cancers du sein (5 à 10 % des cas), des cancers de l'ovaire (5 à 10 % des cas), des cancers de la prostate (5 à 10 % des cas), des polypes précurseurs de cancers colo-rectaux (10 % des cas de polypes sont liés à une hérédité), un cancer pédiatrique rare de la rétine (rétinoblastome)...

  • Prévalence

    Nombre de cas d'une maladie existant dans une population donnée, à un moment donné, sans distinction entre les nouveaux cas et les anciens.

  • Prévention

    Habitudes de vie (alcool, tabac, alimentation, pratiques sexuelles…), environnement (expositions à des agents cancérogènes chimiques ou physiques comme l'amiante ou les radiations), âge, prédisposition génétique sont tout autant de facteurs de risque connus pour favoriser l'apparition de certains cancers. Dans un très grand nombre de cas, on sait aujourd'hui qu'il est cependant possible de limiter ces risques. L'adage "Mieux vaut prévenir que guérir" reste ainsi d'une très grande actualité.

  • Primaire/Primitif

    Site originel du développement de la tumeur.

  • Produit de contraste

    Substance permettant de rehausser le contraste d'un organe, d'un tissu ou d'une tumeur par rapport à son environnement, afin de mieux le (la) repérer lors des examens d'imagerie.

  • Pronostic

    Le pronostic est une hypothèse sur l'évolution probable de la maladie. Cette hypothèse est formulée par des professionnels entrainés à ce type d'exercice. Le jugement apporté par le pronostic tend à renseigner sur la durée, le déroulement et l'issue d'une maladie. Afin d'émettre un pronostic, le médecin s'appuie sur des indices révélés par des examens d'imagerie médicale, des examens cliniques ou des prélèvements (prises de sang, biopsies, analyse des selles, etc.)

  • Prophylactique

    Agent ou moyen qui prévient ou aide à la prévention d'une affection.

  • Protéases

    L'étude de l'action spécifique de ces enzymes qui peuvent détruire certaines protéines et en particulier celles sécrétées par des cellules de la tumeur, pourrait déboucher sur de nouveaux traitements contre le cancer. Les tout premiers essais cliniques se poursuivent.

  • Protéomique

    Etude de l'expression des gènes, à l'origine des protéines, et de leurs interactions. Ceci permet de mieux comprendre le fonctionnement de la cellule.

  • Protocole

    Ensemble des décisions thérapeutiques tenues pour les plus efficaces dans chaque type de cancer. Les protocoles de traitement évoluent avec les progrès scientifiques.

  • Proton

    Particule constitutive de l'atome et chargée positivement. Les protons sont utilisés en protonthérapie

  • Protonthérapie

    Cette nouvelle forme de radiothérapie des cancers fait appel à l'utilisation de protons de 200 millions d'électronvolts produits par un synchrocyclotron (accélérateur de particules). La protonthérapie permet une irradiation très sélective et se révèle particulièrement utile pour certaines tumeurs de l'œil puisque les pourcentages de guérisons sont très importants avec une vision conservée dans un grand nombre de cas. L'Institut Curie a été à l'origine de la médicalisation du synchrocyclotron que lui ont offert, en 1989, le CNRS et l'Institut de physique nucléaire.

  • Psycho-oncologie

    Cette spécialité a pour objet la prise en charge des malades atteints d'un cancer dans leur environnement familial, social, économique et culturel. Pour être efficace, les équipes de psycho-oncologie doivent regrouper, au sein des unités de soins, des psychiatres, des psychologues et des assistantes sociales, qui, travaillant en relation étroite avec les autres membres de l'équipe soignante (médecins, surveillantes, infirmières, aides-soignantes) peuvent avoir une approche globale des patients

  • Psychocorporelles (approches)

    Ensemble de techniques utilisant le corps comme médiateur pour influer positivement sur la qualité de vie des patients. On regroupe notamment sous cette appelation l'hypnose, le massage, la relaxation individuelle ou en groupe et la sophrologie. Il s'agit d'approches complémentaires et ponctuelles qui ont pour objectif d'apporter du bien-être au patient traité pour un cancer.

  • Psychologie

    Les liens entre facteurs psychologiques et cancer ne sont pas établis avec certitude. Un malade qui se " bat " supporte mieux les thérapeutiques agressives. Par ailleurs, le stress peut être considéré comme un facteur environnemental " favorisant ". Enfin, on s'interroge aujourd'hui sur les répercussions psychologiques de l'annonce à une personne saine de son risque de prédisposition à un cancer.

  • Psychomotricité

    Discipline qui s'intéresse au developpement de l'enfants dans les domaines de la motricité et de la prise de conscience de soi et de son corps. Elle peut aider les enfants ayant subi des "effractions corporelles" à réapprivoiser leur corps.

  • Puce à ADN

    Encore appelée biopuce, elle permet d'analyser simultanément plusieurs milliers d'informations génétiques différentes. Il est possible d'identifier, en parallèle, et même de doser un nombre considérable de séquences d'ADN contenues dans un échantillon biologique (sang, biopsie, eau, aliments). C'est l'outil idéal pour caractériser les gènes altérés des cellules cancéreuses. Les chercheurs peuvent ainsi étudier leur rôle dans le développement tumoral.

Q

  • Qualité de vie

    Les médecins attachent à la qualité de vie une importance croissante. On évalue maintenant les résultats des traitements, non seulement en terme de survie, mais aussi en tenant compte de l'état psychique et moral des malades et de leur réinsertion dans le monde des bien-portants.

R

  • Radioactivité

    Désintégration d'atomes instables, dits « radioactifs », qui se transforment spontanément en d'autres atomes plus stables. La radioactivité décroît avec le temps. Elle provoque une irradiation qui altère les propriétés physico-chimiques de l'objet irradié. En cancérologie, on utilise la radioactivité pour diagnostiquer les cancers (scintigraphie : suivi dans le corps d'éléments rendus radioactifs) et pour les traiter (radiothérapie externe et curiethérapie : irradiation de la tumeur pour la détruire).

  • Radiofréquence

    Technique qui consiste à détruire les foyers cancéreux et tout particulièrement dans le foie par la chaleur. Elle se déroule au bloc opératoire, sous anesthésie générale, soit seule, soi en complément d'une chirurgie classique. Les radiofréquences se pratiquent, soit pendant l'opération, soit indépendamment de celle-ci (toujours sous anesthésie générale), en mettant l'électrode au contact du foyer cancéreux.

  • Radiologie

    La radiologie est née en 1895 avec la découverte du rayonnement X par Röntgen. C'est la plus ancienne des techniques d'imagerie médicale.
    Il s'agit de l'impression photonique d'un film plan par un faisceau de rayons X après que celui-ci ait traversé l'organe à explorer. Les zones étudiées sont plus ou moins claires en fonction de la densité du tissé traversé.

  • Radiothérapeute

    Médecin oncologue, il détermine le type et les conditions de l'irradiation thérapeutique (dose, fréquence…). Il ne doit pas être confondu avec le radiologue, qui réalise les clichés radiographiques et en «fait la lecture» pour déceler des signes de maladie.

    Pour en savoir plus : Le département de radiothérapie

  • Radiothérapie

    La radiothérapie est l'ensemble des traitements utilisant l'effet des radiations sur les tissus biologiques, dans un but thérapeutique. La radiothérapie est utilisée dans le traitement de plus de la moitié des cancers. La radiothérapie se décline en radiothérapie externe (à travers la peau) et curiethérapie (radiothérapie de contact).

  • Radium

    Elément chimique radioactif découvert par Pierre et Marie Curie et à l'origine de la radiothérapie. Il a depuis été remplacé par des éléments radioactifs artificiels grâce aux travaux d'Irène et Frédéric Joliot-Curie récompensés par un prix Nobel en 1936

  • Recherche

    La recherche est la condition et le préalable de tout progrès scientifique. Les stratégies anticancéreuses font ainsi l'objet de nombreux programmes de recherche, nationaux ou internationaux. La recherche fondamentale est le plus souvent le domaine réservé des scientifiques(chimistes, physiciens, biologistes…). En cancérologie, elle peut déboucher sur la recherche clinique - le passage à l'expérimentation sur l'homme - à laquelle participent les médecins dans les établissements de soins.

  • Récidive

    On parle de récidive lorsque la disparition initiale du cancer obtenue par chirurgie, chimiothérapie ou radiothérapie est suivie de la réapparition de la tumeur. Le phénomène des récidives constitue un des problèmes essentiels que posent les traitements des cancers.

  • Reconstruction

    La chirurgie de reconstruction et de réparation tient une place de plus en plus importante dans l'arsenal thérapeutique: dans le cancer du sein avec la mise en place de prothèse mammaire ou dans le cancer de la vessie avec une néovessie faite à partir d'un fragment de paroi intestinale, dans les sarcomes osseux où différents types de prothèse articulaire permettent de remplacer l'articulation qui se trouve à proximité de la tumeur extraite…

    Pour en savoir plus :

  • Rectoscopie

    Examen direct de l'intérieur du rectum et du colon sigmoïde grâce à un endoscope introduit par l’anus.

  • Rectum

    Partie terminale du gros intestin réunissant le côlon pelvien et l'anus.

  • Réfractaire

    Patient résistant au traitement utilisé.

  • Relaxation

    Dans le contexte du cancer, la relaxation est un outil complémentaire pour mieux gérer les effets secondaires et le stress liés aux traitements. La relaxation fait partie des soins palliatifs (ou soins d'accompagnement).

    Pour pratiquer la relaxation, le psychologue peut proposer différentes techniques comme la respiration abdominale ou la décontraction musculaire pour favoriser la détente physique et mentale.

  • Remagus

    Acronyme construit sur René, Marie et Gustave, qui désigne le groupement d'intérêt économique (GIE) constitué du Centre René Huguenin et des Instituts Curie et Gustave-Roussy.

  • Rémission

    La rémission est la période située entre la phase de traitement et celle où le malade est considéré comme guéri. Il s'agit du moment où la tumeur diminue de volume pour éventuellement disparaître. Cette évolution positive pour le patient s'accompagne d'une atténuation des symptômes.

  • Réseau

    Organisation composée de soignants pour favoriser les échanges d'informations afin de mieux prendre en charge les malades après leur hospitalisation. Par exemple, des réseaux ville/hôpital qui font intervenir des médecins hospitaliers et des médecins traitants, généralistes et spécialistes, travaillant en ville, sont en plein essor. Ils permettent de développer des traitements ambulatoires et favorisent le retour à domicile des patients.

  • Résection

    Ablation chirurgicale d'un organe ou d'un tissu (nerf, muscle, os…) sain ou malade. Chez les patients cancéreux, la résection consiste à ôter la tumeur (tumorectomie).

  • Résistance

    La résistance de certaines cellules cancéreuses à la chimiothérapie semble liée à l'activité de nombreuses protéines dont certaines rejettent les substances anticancéreuses à l'extérieur de la cellule. Des recherches portent actuellement sur des médicaments capables de bloquer l’activité de ces protéines.

  • Rétention hydrique

    Accumulation anormale de liquide dans les cellules, les tissus ou les cavités du corps et entraînant un gonflement.

  • Rétine

    Membrane mince et transparente, située au fond de l'oeil, sur laquelle se forment les images des objets. Organe rarement atteint par un cancer, le rétinoblastome.

  • Rétinoblastome

    Le rétinoblastome est un cancer de la rétine qui touche essentiellement le nourrisson et le jeune enfant dans la proportion d'un enfant de moins de 5 ans pour 15 000 à 20 000 naissances. Cette maladie assez rare est, à ce titre, répertoriée au nombre des maladies orphelines.

    Les signes cliniques du rétinoblastome sont un reflet blanc dans la pupille (leucocorie) ou la persistance d'un strabisme.

  • Rhabdomyosarcome

    Les rhabdomyosarcomes sont les cancers des tissus mous (muscles, vaisseaux sanguins, tissu adipeux) les plus fréquents chez les enfants. Ils représentent environ 5 % des tumeurs pédiatriques solides et touchent plus les garçons que les filles. Le pic d’incidence se situe entre l’âge de 2 et 5 ans. Ils surviennent le plus souvent au niveau de la tête et du cou, plus rarement dans la région génito-urinaire ou les membres, mais peuvent cependant concerner toutes les parties du corps.

  • Risque

    Nous ne sommes pas tous égaux devant le cancer ! Certains facteurs de risque sont d'origine génétique, mais la très grande majorité de ceux qui jouent un rôle essentiel dans l'apparition d'une tumeur sont des facteurs environnementaux : la fumée de cigarettes, l'alcool, l'exposition au soleil ou la pollution de l'air, … Il est par conséquent souvent possible de limiter ces risques en changeant de comportement.

S

  • Sarcome

    Par opposition au carcinome, le sarcome est une tumeur solide issue du tissu mésenchymateux (tissu de soutien  embryonnaire, à l'origine des divers tissus de l'adulte), et de ses dérivés conjonctifs, chez l’adulte (os, tissu hématopoïétique (à l'origine des cellules sanguines), muscle, etc.).

    Les sarcomes sont beaucoup moins fréquents que les carcinomes mais sont toujours malins.

  • Scanner

    Cet appareil de radiodiagnostic permet d'obtenir et de traiter des images en coupe d'une partie du corps. Grâce à ces images, le scanner peut réaliser des reconstructions en deux, voire en trois dimensions. Celles-ci sont utiles aussi bien au chirurgien qui peut établir les liens existants entre une tumeur et les structures anatomiques avoisinantes, qu'au chimiothérapeute qui peut suivre l'évolution du volume de la tumeur qu'au radiothérapeute qui a la possibilité de localiser avec une grande précision les tissus malades à irradier.

  • Scintigraphie

    Technique d'imagerie fondée sur la détection des radiations émises par une substance radioactive introduite dans l'organisme et présentant une affinité particulière pour un organe ou un tissu (voir isotopes).

  • Scotch moléculaire

    Protéine d'adhésion qui permet de « s'attacher » à une ou aux extrémités de l'ADN. Les chercheurs peuvent ainsi moduler l'accessibilité de l'ADN aux protéines, influençant ainsi sur la qualité de ses activités de transcription et de réparation.

  • Secteur ou secteur protégé

    Lieu du service hospitalier où sont réalisés des traitements intensifs comme une chimiothérapie lourde.

  • Sénologie

    Médecine du sein.

  • Sérologie

    Dosage d'anticorps dans le sang.

  • Sophrologie

    Du grec sos (harmonie), phren (conscience) et logos (étude). Ensemble de techniques dont l'objectif est de prendre conscience de ses ressources, de les mobiliser et de les renforcer. Cette approche permet au patient de se sentir acteur de la gestion des troubles occasionnés par les traitements.

  • Strabisme

    Anomalie de la vision qui consiste en l'impossibilité ou la difficulté de fixer un même point avec les deux yeux.

  • Surveillance

    Les patients même apparemment guéris doivent rester sous contrôle médical. Il est essentiel de pouvoir détecter le plus vite possible une récidive ou des métastases éventuelles. Les modalités de la surveillance, sa fréquence et sa durée dépendent de la tumeur initialement en cause.

  • Système nerveux

    Cerveau, moelle épinière et nerfs.

T

  • Taux de réponse globale

    Somme des réponses complètes et des réponses partielles dénombrées lors d'une étude, divisée par le nombre de patients évaluables.

  • Taxanes/Taxoïdes

    Famille de médicaments isolés à partir de l'if et développés à partir de 1980. Ses deux premiers représentants sont le paclitaxel (taxol) et le doctoral (taxotère). Utilisés en chimiothérapie, ce sont des cytotoxiques (c'est à dire qu'ils sont toxiques pour la cellule). Ils agissent au niveau des fuseaux qui guident la division de la cellule et bloquent la multiplication des cellules et plus paticulièrement des cellules cancéreuses. Les taxanes ont démontré leur efficacité sur les tumeurs cancéreuses du sein, des poumons, de la prostate, de la sphère ORL.

  • Télémédecine

    Médecine à distance réalisée grâce aux moyens de télécommunication (internet, téléphone,...).

  • Télomère

    Le télomère est la partie située à l’extrémité des chromosomes. Les télomères marquent l’âge d’une cellule car ils s’usent à chaque division de cette dernière. Ainsi, plus les télomères sont courts, plus la cellule se rapproche de sa mort naturelle (apoptose).

    En cas de cancers, les cellules cancéreuses maintiennent la longueur de leurs télomères et proliférent donc indéfiniment.

  • Temps jusqu'à progression

    Longueur de la période durant laquelle le patient, qui est en rémission après traitement, conserve cet état. Il inclut tous les patients traités.

  • TEP Scanner

    Elle repose sur l'utilisation d'un traceur radioactif qui permet de visualiser le fonctionnement des organes et de révéler des modifications à l'échelle moléculaire, signatures de lésions cancéreuses.

  • Thérapie génique

    La possibilité de transférer un gène dans une cellule par l'intermédiaire d'un vecteur a fait naître beaucoup d'espoir en cancérologie. L'Institut Curie a été l'un des premiers centres à effectuer des essais de thérapie génique chez l'homme. Cependant, ces travaux sont toujours du domaine de la recherche clinique.

    Pour en savoir plus : Le département de médecine

  • Thermo-chimiothérapie

    Traitement qui associe la chimiothérapie et le réchauffement de la tumeur par un rayon laser. La chaleur permet de sensibiliser la tumeur au médicament dont l'action anticancéreuse est ainsi renforcée.

  • Thrombopénie

    Diminution du taux de plaquettes. Son degré conditionne le risque d'hémorragie.

  • Tomothérapie

    Technique de radiothérapie hélicoïdale. Les rayons tournent dans un anneau autour du patient, et avance à la manière d'un scanner. Cette technique évite l'irradiation de tissu sain en ciblant très précisément la tumeur. En France, le premier patient a été traité à l'Institut Curie en janvier 2007.

  • Toxicité

    Terme utilisé pour décrire les effets secondaires indésirables d'un traitement.

  • Traitement adjuvant

    Traitement administré après le traitement principal local de la tumeur (chirurgie et/ou radiothérapie) afin d'augmenter les chances de guérison en empêchant la diffusion des métastases.

  • Traitements

    "Chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie peuvent être mises en œuvre indépendamment les unes des autres ou tout contraire, dans le cadre - de plus en plus fréquent - de stratégies pluridisciplinaires, l'une après l'autre ou les unes associées aux autres. La chirurgie est le plus ancien - et le principal - des traitements des tumeurs "solides". Elle ne se suffit que rarement à elle seule (certains cancers de la peau). La radiothérapie fait appel aux technologies de pointe. Elle intervient à tous les stades de la maladie et a des visées curatives, préventives ou palliatives.

  • Transfert

    Pièce maîtresse de la mise à disposition des patients des découvertes, des inventions ou des réponses aux interrogations médicales, mises au point au laboratoire, la recherche translationnelle ou recherche dite de transfert se base sur le rapprochement des acteurs de la recherche et de ceux de la médecine, spécialisé par exemple en cancérologie comme ici à l'Institut Curie.

  • Transformation

    La transformation d'une cellule normale en cellule cancéreuse est liée à des altérations du génome cellulaire. De multiples facteurs peuvent être en cause, les uns extérieurs à la cellule (substances chimiques, virus ou radiations, …), les autres internes et transmis génétiquement de génération cellulaire en génération cellulaire.

  • Transfusion

    "Injection de sang ou de produits spécifiques comme les plaquettes en cas de complications hématologiques. Une anémie, la destruction de plaquettes sanguines exposant au risque d'hémorragie nécessitent, par exemple, une transfusion."

  • Travail à mi-temps

    La possibilité de reprendre son activité professionnelle à mi-temps après un arrêt de travail est offerte à la plupart des salariés après accord entre le médecin traitant, le médecin du travail et le médecin conseil de la Sécurité sociale. Cette solution est souvent très utile transitoirement après le traitement dans le cadre d’une réadaptation progressive à la vie normale.

  • Tumeur

     C'est une masse tissulaire, plus ou moins volumineuse, composée de cellules normales et de cellules cancéreuses, qui ressemble au tissu aux dépens duquel elle se développe, mais à tendance à s'accroître et à se développer en dehors des règles biologiques "habituelles" de la croissance et de la différenciation cellulaire. Une tumeur, qu'elle soit bénigne ou maligne, se caractérise par cette augmentation exagérée et anormale de cellules du tissu dont elle est l'homologue.

  • Tumeur d'Ewing

    La tumeur d'Ewing est une tumeur neuroectodermique primitive (primitive neuroectodermal tumor ou PNET). Cette tumeur est due à un échange accidentel de matériel génétique entre les chromosomes 11 et 22.

  • Tumorectomie

    Acte chirurgical consistant à retirer seulement la tumeur bénigne ou maligne en préservant l'organe.

U

V

  • Vaccination

    Le but de la vaccination est de permettre à l'organisme de lutter lui-même contre des agents pathogènes, en fabriquant des défenses immunitaires. Le vaccin stimule ces défenses et permet de prévenir les effets délétères d'une attaque de l'agent pathogène pendant une durée variable suivant le vaccin.
    Il existe deux types de vaccinations :

  • Virus

    Les virus sont des agents transmissibles, souvent pathogènes et responsables de nombreuses maladies. Le lien entre virus et cancer est désormais bien établi. Les papillomavirus sont, par exemple, étroitement associés aux cancers du col de l'utérus, le virus de l'hépatiteB peut être à l'origine d'un cancer du foie, celui d'Epstein-Barr a un rôle probable dans l'apparition du cancer du nasopharynx et de certains lymphomes (lymphome de Burkitt, par exemple surtout dans les pays à primo-infection très précoce).

  • Vitré

    Gel transparent situé à l'intérieur de l'oeil.

  • Voies aérodigestives supérieures

    Bouche, nez, larynx (voix), et pharynx (déglutition) peuvent être le siège de tumeurs malignes. Ces cancers, appelés cancers des voies aérodigestives supérieures menacent les fonctions vitales - respiration, déglutition - et sociales - voix, apparence. Traiter les patients atteints de ces cancers, dont de plus en plus de femmes, nécessite de tenir compte de toutes ces conséquences liées au traitement ou à la maladie. Une prise en charge précoce permet des traitements plus efficaces, donc plus respectueux de l'intégrité fonctionnelle ou corporelle.

  • Vomissement

    Effet secondaire, particulièrement désagréable, de la chimiothérapie, les vomissements, comme les nausées, sont maintenant bien atténués grâce à l'utilisation de nouveaux médicaments extrêmement efficaces.

W

X

Y

Z